Quelqu'un agit en votre nom
Usurpation d'identité : comment savoir si vous êtes victime et que faire ?
Vos informations existent à de nombreux endroits. Le problème commence quand elles sont réunies et présentées comme les vôtres par quelqu'un d'autre.
Une vraie information sur vous ne prouve pas que la personne qui la détient est légitime.
- Nom
- Photo
- Adresse
- Compte
- Document
Une identité utilisée en votre nom
Des informations réunies, puis présentées comme les vôtres.
La base
Qu'est-ce que l'usurpation d'identité ?
L'usurpation d'identité, c'est l'utilisation de vos informations personnelles, sans votre accord, pour se faire passer pour vous et agir en votre nom.
Une personne qui existe vraiment
C'est ce qui distingue l'usurpation de l'usage d'une fausse identité. Service-Public précise que l'identité usurpée doit correspondre à celle d'une personne réellement existante, alors que la fausse identité consiste à inventer quelqu'un qui n'existe pas.
Sans votre accord
Vous n'avez rien autorisé, et le plus souvent vous n'êtes au courant de rien. C'est l'absence de consentement qui fait la bascule, pas la nature des informations utilisées.
Pour agir en votre nom
Le but n'est pas de connaître vos informations, mais de s'en servir : ouvrir quelque chose, souscrire, publier, ou se présenter comme vous auprès d'un tiers.
Trois mots souvent confondus
Quelle différence entre usurpation d'identité, phishing et spoofing ?
Obtenir
Le phishing
ou hameçonnage
Un message vous pousse à transmettre quelque chose ou à faire une action : saisir un identifiant, envoyer un document, valider une opération.
C'est une technique, un moyen d'obtenir.
La page consacrée au phishingFaire croire
Le spoofing
ou usurpation d'affichage
Un numéro, un nom d'expéditeur ou une adresse est falsifié pour que l'écran affiche autre chose que l'origine réelle.
C'est une apparence, pas une identité vérifiée.
La page consacrée au spoofingAgir à votre place
L'usurpation d'identité
Des informations qui vous identifient sont utilisées pour se présenter comme vous et engager quelque chose en votre nom.
C'est un usage de votre identité, pas seulement de votre attention.
C'est le sujet de cette page.
Les trois se croisent souvent sans se confondre. Un phishing peut servir à obtenir des informations qui rendront une usurpation possible plus tard. Un spoofing peut rendre ce phishing plus crédible. Mais chacun existe aussi seul.
La question utile n'est pas « laquelle est la pire », mais « qu'est-ce qui a réellement été utilisé, et pour faire quoi ».
Le point de départ
Comment commence une usurpation d'identité ?
Elle commence rarement par une attaque spectaculaire. Le plus souvent, des informations sortent par une porte qui paraissait normale.
Voici les situations que les organismes publics documentent.
Un document perdu ou volé
Une pièce d'identité, un justificatif, un courrier. Cybermalveillance cite la perte ou le vol de documents d'identité en premier.
Des informations données à un faux interlocuteur
Une fausse annonce de location, une fausse offre d'emploi, un faux conseiller. La demande paraît normale, et elle l'est souvent dans une vraie démarche.
Un message d'hameçonnage
Un message qui vous conduit à saisir des informations ou à envoyer un document sur une page qui n'est pas celle que vous croyez.
Un compte ou un appareil piraté
Une messagerie, un compte en ligne, un téléphone. Ce qui s'y trouve devient accessible, y compris d'anciens documents envoyés en pièce jointe.
Une fuite de données chez un organisme
Un organisme chez qui vous êtes client subit une compromission. Vous n'avez rien fait, et vous n'apprenez parfois la fuite que par un message d'information.
Des documents jetés sans précaution
Cybermalveillance mentionne explicitement la récupération dans les poubelles. Un relevé ou un courrier jeté intact reste lisible.
Aucune de ces situations ne conduit automatiquement à une usurpation. Elles décrivent par où des informations peuvent sortir, pas ce qui en sera fait.
La matière première
Quelles informations peuvent être utilisées pour usurper une identité ?
Ce qui vous identifie
- Nom et prénoms
- Date et lieu de naissance
- Photographie
Souvent déjà connu de nombreux organismes, et parfois public.
Vos coordonnées
- Adresse postale
- Adresse électronique
- Numéro de téléphone
Elles servent surtout à rendre un contact crédible.
Vos documents officiels
- Pièce d'identité
- Justificatif de domicile
- Bulletin ou attestation
C'est la famille la plus sensible, parce qu'un document sert de preuve dans une démarche.
Vos comptes et identifiants
- Identifiant de connexion
- Mot de passe
- Code de validation reçu
Ils donnent accès, et un accès permet d'aller chercher le reste.
Connaître votre nom ou votre adresse ne signifie pas automatiquement que votre identité peut être usurpée. Le risque dépend des informations réellement disponibles, du contexte, et de l'usage qui en est fait.
Une information isolée et plusieurs informations réunies n'ont pas le même niveau de sensibilité. C'est la raison pour laquelle on vous conseille de limiter ce que vous transmettez, même quand chaque élément pris à part semble anodin.
Votre tableau de bord
Comment savoir si quelqu'un utilise mon identité ?
Il n'existe pas d'alerte automatique. Ce sont des écarts, dans des endroits que vous connaissez déjà.
Chaque univers indique d'abord à quoi ressemble une situation ordinaire, puis ce qui mérite un contrôle.
Banque et crédit
Normal
Vous reconnaissez vos opérations et vos organismes.
À vérifier
- Une opération que vous ne reconnaissez pas sur un relevé.
- Un établissement vous contacte au sujet d'un crédit ou d'un compte inconnu.
- Vous apprenez un incident bancaire alors que vous n'en avez causé aucun.
Courrier et administrations
Normal
Les courriers reçus correspondent à des démarches que vous avez faites.
À vérifier
- Une amende ou une contravention pour des faits qui ne sont pas les vôtres.
- Une relance ou une mise en demeure sans rapport avec votre situation.
- Un courrier relatif à une démarche que vous n'avez jamais engagée.
Comptes en ligne
Normal
Vos connexions et vos informations sont celles que vous avez enregistrées.
À vérifier
- Une alerte de connexion depuis un lieu ou un appareil inhabituel.
- Une notification de modification que vous n'avez pas demandée.
- Des messages partis de votre compte sans que vous les ayez écrits.
Réseaux sociaux et présence publique
Normal
Vous êtes le seul à publier sous votre nom et avec votre photo.
À vérifier
- Un profil reprenant votre nom, votre photo ou les deux.
- Des proches contactés en votre nom par quelqu'un d'autre.
- Une activité que vous ne reconnaissez pas sur vos propres comptes.
Téléphone
Normal
Votre ligne fonctionne normalement et vos correspondants vous joignent.
À vérifier
- Une activité inhabituelle sur votre ligne mobile.
- Des personnes vous disent avoir reçu un appel affichant votre numéro.
À ne pas confondre : Un appel qui affiche votre numéro relève le plus souvent du spoofing, et ne signifie pas qu'un fraudeur dispose de votre identité complète. Les deux situations existent, elles ne se confondent pas.
Cybermalveillance écrit que les victimes d'usurpation d'identité le découvrent souvent a posteriori, lorsqu'un ou des préjudices ont déjà été causés en leur nom.
Un signal isolé ne prouve rien. Plusieurs signaux concordants, ou un seul qui ne s'explique pas, justifient de vérifier.
Les vérifications gratuites
Comment vérifier si des comptes ont été ouverts à mon nom ?
Des comptes ont-ils été ouverts à mon nom ?
FICOBA · Fichier national des comptes bancaires et assimilés
- Ce qu'il contient
- La liste des comptes bancaires ouverts en France à votre nom, ainsi que les coffres-forts loués. Il indique l'établissement, les caractéristiques du compte et l'identité du titulaire.
- Ce qu'il ne contient pas
- Ni le solde des comptes, ni le détail des opérations effectuées. Le FICOBA dit qu'un compte existe, pas ce qui s'y passe.
- Comment y accéder
- Depuis votre espace personnel sur impots.gouv.fr, rubrique « Autres services », puis la demande d'accès à la liste des comptes ouverts à votre nom. La démarche est gratuite.
- Fichier géré par Administration fiscale.
Suis-je frappé d'une interdiction bancaire ?
FCC · Fichier central des chèques
- Ce qu'il contient
- Les personnes interdites d'émettre des chèques, et celles interdites d'utiliser une carte bancaire pour usage abusif.
- Comment y accéder
- Par votre espace personnel sur le site de la Banque de France, sur place dans une antenne avec une pièce d'identité, ou par courrier.
- Fichier géré par Banque de France.
Un crédit impayé est-il enregistré à mon nom ?
FICP · Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers
- Ce qu'il contient
- Les personnes en retard dans le remboursement d'un crédit, et les situations de surendettement.
- Comment y accéder
- Par votre espace personnel sur le site de la Banque de France, sur place dans une antenne avec une pièce d'identité, ou par courrier.
- Fichier géré par Banque de France.
Ces consultations sont gratuites et relèvent de votre droit d'accès. Les demander n'a aucune conséquence sur votre situation bancaire.
Des conséquences possibles
Que peut faire quelqu'un avec une identité usurpée ?
Un compte ouvert à votre nom
Compte bancaire, compte client, abonnement. Vous l'apprenez souvent par un courrier.
Un crédit souscrit à votre nom
Avec des échéances que vous ne pouvez pas connaître, et parfois un incident enregistré avant que vous soyez au courant.
Une ligne téléphonique ouverte
Elle peut ensuite servir à d'autres démarches, ou à recevoir des codes.
Un faux profil à votre nom
Il peut servir à contacter vos proches, à publier, ou simplement à paraître crédible auprès d'inconnus.
Une démarche engagée en votre nom
Auprès d'une administration, d'un bailleur, d'un employeur ou d'un organisme.
Des faits commis sous votre identité
C'est le cas le plus lourd, et celui où le dépôt de plainte compte le plus.
Cette liste décrit ce que des victimes ont constaté, telle que la documentent les organismes publics. Elle ne décrit pas ce qui vous arrivera, et la plupart des situations n'en comportent qu'un seul élément.
Le dossier de réaction
Que faire en cas d'usurpation d'identité ?
Vous n'êtes pas responsable de ce qui a été fait en votre nom. Ces démarches servent à l'établir et à en limiter les effets.
Conservez les preuves
Captures d'écran, courriers, messages, adresses des pages concernées, références des dossiers. C'est la première étape recommandée par Cybermalveillance, avant toute autre démarche.
Une page peut disparaître, un compte peut être fermé. Ce que vous n'aurez pas conservé au moment où vous le découvrez sera difficile à retrouver.
Identifiez ce qui a réellement été utilisé
Un compte ? Un document ? Votre nom seul ? La suite des démarches en dépend directement, et cela évite de prévenir vingt organismes quand un seul est concerné.
Signalez aux organismes concernés
Banque, opérateur, administration, plateforme : ceux chez qui quelque chose s'est passé en votre nom. Service-Public cite notamment la caisse d'allocations familiales, la sécurité sociale, la caisse de retraite, la mutuelle et les impôts.
Sécurisez vos comptes
Changez les mots de passe des comptes touchés, activez la double authentification, et vérifiez les règles de redirection de votre messagerie.
Cybermalveillance signale ce point précis : une redirection installée à votre insu continue de transmettre vos messages même après un changement de mot de passe.
Portez plainte
L'usurpation d'identité est un délit. Si vous souhaitez que l'auteur soit poursuivi, c'est une plainte qu'il faut déposer, au commissariat, à la gendarmerie ou auprès du procureur de la République.
La main courante ne remplace pas la plainte. Service-Public distingue les deux : la main courante sert à faire constater une situation ou signaler des faits sans poursuites, la plainte à demander des poursuites contre l'auteur.
Faites annuler les documents utilisés
Si une pièce d'identité a été perdue, volée ou utilisée, Cybermalveillance recommande de la faire annuler et renouveler.
Vérifiez les fichiers officiels
FICOBA pour les comptes ouverts à votre nom, FCC et FICP auprès de la Banque de France pour les incidents bancaires et de crédit. C'est ce qui permet de mesurer l'étendue réelle, au-delà de ce que vous avez constaté.
Demandez le retrait des faux contenus
Faux profil, publication, contenu utilisant votre nom ou votre photo : passez par le canal de signalement de la plateforme concernée, en conservant les preuves déjà rassemblées.
Prévenez vos contacts
Cybermalveillance le recommande explicitement : vos proches peuvent être sollicités en votre nom, et une simple alerte de votre part suffit souvent à couper court.
En cas de doute sur la marche à suivre, le dispositif public 17Cyber (ouvre un nouvel onglet) oriente vers la démarche adaptée à votre situation. Notre page aide et signalement rassemble les interlocuteurs officiels.
Le cas le plus visible
Que faire si un faux compte utilise mon nom ou ma photo ?
Vérifiez qu'il ne s'agit pas d'un homonyme
Un nom identique n'est pas une usurpation. La CNIL recommande cette vérification en premier, notamment par une recherche inversée d'image si votre photo est utilisée.
Conservez l'adresse et des captures
L'adresse exacte de la page ou du profil, et des captures d'écran des contenus concernés. Un compte signalé peut disparaître avant que vous ayez constitué votre dossier.
Signalez par le canal officiel de la plateforme
Chaque plateforme dispose d'un signalement dédié à l'usurpation d'identité. C'est la voie la plus rapide, et elle demande souvent une preuve de votre identité réelle.
Demandez le retrait, puis saisissez la CNIL si besoin
La CNIL indique que vous pouvez demander au responsable du site de supprimer vos informations, et qu'en l'absence de réponse dans un délai de deux mois, vous pouvez lui adresser une plainte en ligne.
Une confusion très fréquente
Que faire après une fuite de données personnelles ?
Une fuite de données
Des informations vous concernant se sont retrouvées hors de l'organisme qui les détenait. Vous n'y êtes pour rien, et cela concerne en général un grand nombre de personnes en même temps.
Une usurpation d'identité
Quelqu'un se sert d'informations vous concernant pour agir en votre nom. Il y a un acte, et il y a un préjudice ou une tentative.
Une fuite augmente le risque et peut faciliter des tentatives ultérieures. Elle ne signifie pas que quelqu'un agit déjà en votre nom.
Regardez quelles données sont concernées
L'organisme doit vous informer de la nature des données touchées. Une adresse électronique et un numéro de dossier n'appellent pas la même vigilance qu'une pièce d'identité.
Changez les mots de passe réutilisés
Surtout si le même mot de passe sert ailleurs. C'est le geste qui limite le plus l'effet d'une fuite.
Attendez-vous à des sollicitations mieux informées
Un interlocuteur qui connaît votre dossier ou votre historique paraît légitime. Après une fuite, cette crédibilité ne prouve plus grand-chose.
Surveillez ce qui correspond aux données touchées
Vos relevés si des données bancaires sont concernées, vos comptes en ligne si des identifiants le sont, votre courrier si votre adresse l'est.
Avant de transmettre
Comment protéger ses documents d'identité ?
Le filigrane
Ajouter sur une copie une mention indiquant à qui elle est destinée, pour quel motif et à quelle date. Le document devient nettement plus difficile à réutiliser pour autre chose.
Service-Public mentionne cette possibilité de marquage personnalisé sur les documents numérisés. Un service public gratuit, Filigrane Facile, permet de le faire en ligne.
Filigrane Facile, le service public de filigrane (ouvre un nouvel onglet)Le justificatif d'identité à usage unique
Proposé par l'application France Identité, il sert à prouver son identité sans transmettre le visuel de sa pièce d'identité, en limitant son usage à un cadre précis.
Il suppose de disposer de l'application France Identité et d'une carte d'identité lisible sans contact, avec un code personnel. Toutes les démarches ne l'acceptent pas : c'est une possibilité à privilégier quand elle est proposée, pas une solution universelle.
Le justificatif d'identité à usage unique (ouvre un nouvel onglet)Avant d'envoyer
On vous demande une copie de votre pièce d'identité. Trois questions avant de l'envoyer.
Si l'une de ces questions reste sans réponse, c'est le moment de la poser à votre interlocuteur, avant d'envoyer quoi que ce soit.
Les cercles de protection
Comment éviter l'usurpation d'identité ?
Votre identité
Vos documents
- Conserver ses pièces et justificatifs en lieu sûr.
- Détruire les documents personnels avant de les jeter.
- Filigraner les copies transmises.
Vos comptes
- Un mot de passe différent pour chaque compte important.
- Activer la double authentification quand elle est proposée.
- Tenir ses appareils et ses logiciels à jour.
Vos échanges
- Vérifier qui vous sollicite avant de transmettre quoi que ce soit.
- Limiter les informations données lors d'une inscription.
- Contrôler les paramètres de confidentialité de ses comptes publics.
Votre vigilance
- Regarder ses relevés bancaires régulièrement.
- Prêter attention aux courriers inattendus.
- Redoubler d'attention après une fuite de données.
Aucune de ces habitudes n'est une garantie. Ensemble, elles réduisent ce qui circule et permettent de repérer un problème plus tôt.
La méthode générale, valable pour toute sollicitation, est détaillée sur le guide anti-arnaque.
Deux situations voisines
Quelle différence entre usurpation d'identité et piratage de compte ?
Un compte piraté n'est pas forcément une usurpation
Quelqu'un a pris la main sur un compte. Si rien n'est engagé en votre nom au-delà de ce compte, il s'agit d'un piratage, et la réponse est d'abord technique : reprendre le contrôle et sécuriser.
Mais il peut y conduire
Un compte de messagerie donne accès aux échanges, aux documents envoyés autrefois, et sert à réinitialiser d'autres comptes. C'est souvent par là que les deux situations se rejoignent.
Une usurpation peut exister sans aucun piratage
Un document perdu ou transmis à une fausse annonce suffit. Aucun de vos comptes n'a été touché, et pourtant quelqu'un agit en votre nom.
Le cadre
L'usurpation d'identité est-elle un délit ?
Oui, l'usurpation d'identité est un délit.
Service-Public indique une peine d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, sur le fondement de l'article 226-4-1 du code pénal.
Selon les circonstances, d'autres infractions peuvent également être en cause, par exemple lorsqu'une escroquerie ou un faux document s'y ajoute. C'est l'enquête qui établit les qualifications retenues.
Porter plainte reste la démarche qui permet des poursuites. Elle se dépose au commissariat, à la gendarmerie, ou directement auprès du procureur de la République.
Cette page donne des repères généraux et ne remplace pas l'avis d'un professionnel du droit sur une situation particulière.
La synthèse
Si vous ne retenez que cinq choses
Connaître des informations sur vous ne prouve pas qu'un interlocuteur est légitime.
Une usurpation se découvre souvent après coup, quand quelque chose a déjà été engagé en votre nom.
Un signal isolé ne prouve rien, mais un signal inexpliqué mérite une vérification.
Trois fichiers gratuits permettent de vérifier : FICOBA pour les comptes, FCC et FICP pour les incidents.
Conservez les preuves d'abord, prévenez les organismes concernés, puis portez plainte.
S'entraîner
Passez de la théorie à la pratique.
Ces situations reposent sur une identité présentée comme certaine, la vôtre ou celle d'un autre.
S'y retrouver dans un cadre sans conséquence ancre le réflexe mieux qu'une lecture.
Le faux proche en détresse
Un correspondant que vous ne connaissez pas affirme être un proche en difficulté et demande de l'aide en urgence, sans en parler à personne. Saurez-vous vérifier avant d'agir ?
Découvrir la simulationLe faux compte piraté
Un message vous avertit qu’une connexion suspecte a été détectée sur votre compte et vous pousse à le sécuriser immédiatement. Saurez-vous vérifier l’alerte avant d’agir ?
Découvrir la simulationLa fausse offre d’emploi
Une annonce propose une activité très simple et très bien rémunérée, puis la conversation bascule en message privé. Saurez-vous reconnaître une proposition trop belle pour être vraie ?
Découvrir la simulation
Transparence
Sources officielles
Informations vérifiées le 24 août 2026
- Usurpation d'identité, que faire ? (26 février 2026) (ouvre un nouvel onglet)
Cybermalveillance.gouv.fr
A servi à établir : Définition, situations par lesquelles des informations sont récupérées, conséquences constatées, mesures préventives et ordre des démarches à effectuer en cas d'usurpation.
- Comment savoir si l'on est victime d'usurpation d'identité ? (17 mars 2026) (ouvre un nouvel onglet)
Cybermalveillance.gouv.fr
A servi à établir : Les signaux d'alerte par univers, le fait que les victimes découvrent souvent l'usurpation a posteriori, et les vérifications à mener sur ses propres comptes.
- Usurpation d'identité (16 septembre 2025) (ouvre un nouvel onglet)
Service-Public.gouv.fr
A servi à établir : Distinction avec l'usage d'une fausse identité, distinction entre main courante et plainte, organismes à prévenir, marquage des documents numérisés, justificatif d'identité à usage unique, et sanction prévue par l'article 226-4-1 du code pénal.
- Fichier des comptes bancaires (Ficoba) (21 juillet 2026) (ouvre un nouvel onglet)
Service-Public.gouv.fr
A servi à établir : Contenu exact du FICOBA, ce qu'il ne contient pas, et démarche d'accès à la liste des comptes ouverts à son nom depuis l'espace personnel sur impots.gouv.fr.
- Fichier central des chèques (FCC) (21 juillet 2026) (ouvre un nouvel onglet)
Service-Public.gouv.fr
A servi à établir : Ce que recense le FCC et les trois voies d'exercice du droit d'accès auprès de la Banque de France.
- Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) (25 septembre 2025) (ouvre un nouvel onglet)
Service-Public.gouv.fr
A servi à établir : Ce que recense le FICP et les voies d'exercice du droit d'accès auprès de la Banque de France.
- Usurpation d'identité : les bons réflexes (1 mai 2026) (ouvre un nouvel onglet)
Banque de France
A servi à établir : Signalement d'une usurpation à la Banque de France et vigilance sur les incidents bancaires déclarés à votre nom.
- Le justificatif d'identité à usage unique (ouvre un nouvel onglet)
France Identité
A servi à établir : Fonctionnement du justificatif à usage unique, ce qu'il évite de transmettre, et ses prérequis.
- L'usurpation d'identité sur internet (ouvre un nouvel onglet)
CNIL
A servi à établir : Vérification préalable d'un homonyme, constitution du dossier de preuves, demande de suppression auprès du responsable du site et recours à la CNIL en l'absence de réponse.
- 17Cyber, mon assistance en ligne (ouvre un nouvel onglet)
Police nationale, Gendarmerie nationale et Cybermalveillance
A servi à établir : Dispositif d'orientation des victimes de cybermenaces vers la démarche adaptée à leur situation.
Une précision utile
Ce que vous lisez sur cette page
- Ce qui est vérifié
- La définition, les signaux d'alerte, le contenu et l'accès aux trois fichiers officiels, l'ordre des démarches, la sanction pénale et les services de protection documentaire. Chaque élément provient des organismes publics cités, avec leur date.
- Ce qui est expliqué
- La distinction entre phishing, spoofing, piratage de compte et usurpation d'identité, reformulée dans un langage volontairement simple. Ce sont des repères pédagogiques construits à partir de ces sources, pas des définitions juridiques.
- Ce que nous n'affirmons pas
- Aucun chiffre de victimes n'est avancé, faute de source primaire suffisamment récente et méthodologiquement claire. Aucune combinaison d'informations n'est présentée comme suffisante pour usurper une identité, et aucun mode opératoire ne figure sur cette page.
Un doute sur une demande, un compte ou un courrier ?
Notre page de signalement rassemble la vérification, les alertes remontées par la communauté et les dispositifs officiels.

